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| L'exercice physique |
| L'exercice physique est un travail corporel
(mouvement qui s'aide de la respiration)
dont la finalité est de
se construire soi-même. |
| La construction de soi5
couvre des aspects technique, intellectuel et spirituel.
Il s'agit de s'améliorer soi-même non pas en regard d'autrui ou d'un
quelconque idéal, mais dans une perspective de réalisation de soi. |
| Aussi, l'exercice physique s'adresse-t-il
à soi-même. On s'entraîne pour soi-même, pour se former soi-même et
non pour autrui. |
| Si les circonstances amènent à communiquer à
autrui une part de son acquis, ce n'est pas dans l'intention de former
quiconque (ou son corollaire, de se laisser former par quiconque), mais
dans un souci d'échange avec ceux qui suivent un chemin similaire. |
| Il s'agit d'une prise en charge de son
corps et de sa vie. Un instructeur ne constitue jamais qu'une aide
épiphénoménique à la formation personnelle. L'expérience personnelle
est du domaine de la responsabilité de chacun. |
Cette manière de procéder ne signifie
néanmoins pas que l'on s'adonne à la seule spontanéité du mouvement3. Sans approfondissement technique, la
progression n'est pas possible. L'avancement, observable de l'extérieur,
s'apprécie au travers de la rigueur technique.
La rigueur technique est communicable et c'est là le rôle de
l'instructeur.
Cette rigueur est transposable dans les différents domaines de la vie.
Mais de même que les choses de la vie sont mouvantes, la technique, pour
être rigoureuse, n'en est pas pour autant figée ou rigide et enfermée
dans un système. |
Les gymnastiques
modernes cherchent une stabilité de technique et de savoir. Elles
sont d'ailleurs transmises par des institutions qui offrent rigidité et
immobilité du savoir.
Le recours quasi systématique à des appareils signent d'ailleurs cette
tendance où le pratiquant ne fait jamais qu'épouser le mouvement de la
machine. Plus généralement, la technique est conçue non pas comme une
réalité vivante mais comme un code figé. |
La majorité des personnes recherche
d'ailleurs ce type de formes gymniques, où elles se sentent en
sécurité. Cette recherche de pseudo stabilité, au travers
d'organisations et de systèmes caparaçonnés, signe un refus d'affronter
la réalité de sa personne.
Un corps vivant est mobile et se transforme avec l'âge. La technique se
situe dans la temporalité. Elle doit donc évoluer de même. Il y a
contradiction entre corps changeant et technique immuable, dispensée à
longueur d'année, dix ans avant et dix ans après. |
| Il s'agit d'entraîner son esprit à la réalité mouvante de la
vie et
dans celle-ci. Le travail corporel callisthénique
n'est qu'un prétexte et un support au travail de la concentration qui
entraîne l'harmonisation des divers éléments de l'individualité
humaine. |
| La concentration est un préalable
à toute réalisation. |
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Conclusion
:
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Toutes les méthodes (gymnastiques
simples, respirations
profondes, balnéothérapie
et hygiénisme)
sont banales et d'efficacité minime.
Bien que souvent passage obligé, elles ne procurent qu'un petit
bien-être.
La potentialisation ultime de l'effet de la pratique
réside dans la posture
de l'arbre, donc dans le mouvement immobile. |
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| Notes : |
1 Cette recherche, indéfinie dans le temps, cultive
la posture de "tenir un arbre" (Zhan Zhuang)
du Yi Quan (Boxe de l'intention) dont l'étude a commencé dans les
premiers mois. Cette posture est notamment le fondement et la quintessence
de la gymnastique
chinoise.
La " posture de l'arbre " (Zhan
Zhuang) ne demande pas de
déplacement du corps, mais un changement qualitatif à l'intérieur du
corps.
Le mouvement de déplacement ordinaire (grande amplitude) voit
l'augmentation des pulsations cardiaques entraîner une difficulté
respiratoire simultanée.
Bouger en étant immobile (micro-mouvements) est un mouvement normal qui
augmente les pulsations cardiaques tout en régulant la respiration sans
générer ni phénomènes d'étouffement ni phénomènes de manque
d'oxygène.
L'objet est de développer l'énergie interne (force globale du corps - Zhengti)
et la force interne (Nei Jing).
La pensée est seule désormais utilisée et plus jamais la contraction
rigide des muscles.
Les grands mouvements sont abandonnés au profit des micro-mouvements. |
2 Cette callisthénie, gymnastique à
mains libres où seul le poids du corps fournit la
résistance nécessaire, se
décline en :
Gymnastique respiratoire et chinoise
Travail
abdominal - Renforcement musculaire
Bâton à deux
mains et Barre de fer légère
Initialement, le mouvement s'exécute à partir de quatre
positions fondamentales :
1- Position debout.
2- Position quadrupédique (à quatre pattes), laquelle comprend la
position à genoux dressés.
3- Position accroupie (les membres inférieurs repliés en
"tailleur"), laquelle comprend la position assise, jambes
allongées.
4- Position couchée (sur le ventre, sur le dos, sur le côté).
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3
Mouvement :
" Un mouvement n'est pas simplement un
déplacement, il est également un certain changement qualitatif qui
dépasse le domaine mécanique. "(Friedrich Engels 1820 - 1895)
Pivot de la méthode, le mouvement s'étudie au moyen de la callisthénie,
gymnastique à mains libres où seul le poids corporel fournit la
résistance nécessaire.
"A mains libres"
signifie que les mains ne sont chargées d'aucune contrainte physique
(poids, haltères, bâton ou appareils divers de musculation, etc.). Cette
référence, purement matérielle, ne veut pas dire que la main soit libre
de toute intention.
La gymnastique à mains libres
est le début et la fin de toute gymnastique, l'alpha et l'oméga.
L'adjonction circonstancielle de quelque engin
n'est qu'épisodique et fortuite.
La callisthénie cultive la concentration.
Elle s'exécute dans toutes les positions (debout,
à quatre pattes, à genoux, accroupie, couchée,
etc.) sans aucune restriction. |
4
Bilan ergonomique :
L'ergonomie est le rassemblement des connaissances sur le fonctionnement de l'homme en activité afin de les appliquer à la conception (ou la modification ) des tâches, des machines, des outillages, des bâtiments et des systèmes de production. Il s'agit de concevoir ( ou de modifier ) les postes de travail - au sens large - en fonction des caractéristiques physiologiques et psychologiques de l'opérateur et de son comportement en situation d'activité. |
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5
Cette ambition de construction se retrouve dans le body-building
nord-américain (l'ancienne culture physique de force) mais de manière très amputée. Comme l'indique le
nom même, il ne s'agit que de la construction du corps réduit à sa
seule dimension physico-chimique. |
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Gérard Monsterleet |
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|
PRATIQUE DE LA MÉTHODE FUNCAL
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