|
| |
|
Bâton à
deux mains et
Barre de fer légère
Exercice
espagnol - Exercice au xylofer |
|
|
|
|
|
| "On ne peut devenir fort, souple et agile, qu'en
répétant longtemps et avec persévérance les mêmes actes. Cet axiome
est la base de toute la gymnastique".
|
|
[Francisco Amorós]
|
|
|
|
|
|
|

Francisco Amorós
|
L'exercice au bâton à
deux mains et à la barre de fer légère (exercice au
xylofer) désigne le travail du tronc, et subsidiairement
du cou, effectué à l'aide de ces engins.
Il est appelé
exercice espagnol car on le doit au colonel Francisco
Amorós y Ondeano*, marquès
de Sotelo (Valence 1769 - Paris 1848).
Il dispensa son enseignement en France où il fut notamment le
père de l'enseignement systémique de la gymnastique
civile et militaire. Son ouvrage "Manuel
d'éducation physique, gymnastique" (Paris 1830)
en fixe la méthode. |
| A l'inverse de
l'haltérophilie et de la culture physique de force où le
travail s'effectue près du corps, la barre de fer
légère, ainsi que le bâton, privilégie le travail à
distance, bras tendus loin du corps.
|
| Le bâton assouplit les raideurs du
tronc.
|
| La barre de fer légère
étoffe le tronc en
le tonifiant.
|
|
|
|
Le tronc contient l'essentiel des viscères.
En haut, la cage thoracique abrite le cœur et les poumons, en
bas, la région abdominale comprend les systèmes digestif et
sexuel. La région thoracique et la région abdominale sont
séparées par le diaphragme.
Dans sa stricte orthodoxie, l'exercice espagnol s'exécute en
position debout.
Il est toutefois possible d'en exécuter une bonne part en
position accroupie et une petite part en position couchée
(surtout sur le dos). |

|
|
|
|
Trois
actions : Tenir, lever,
respirer. |
|
|
|
|
|
L'origine du
bâton à deux main et de la barre de fer légère,
en tant qu'ensemble d'exercices constitués, remonterait à 80 avant J-C,
sous Q. Sertorius (ancien général de Marius).
Depuis l’Espagne, il se
dressa contre Sylla et mit en place un état indépendant.
Ce que l'on désigne sous la locution d'exercice espagnol aurait
constitué une part de l'exercice militaire des légions conquérantes
romaines. |
|
|
|

A l'âge de 83 ans
|
Le plein
développement de la méthode, en France, est le fait d'Alexandre-Napoléon
LAISNÉ (1810-1896). Ancien collaborateur
d'Amoros, il fut, notamment, inspecteur de l'enseignement de la
gymnastique dans les écoles de la ville de Paris de 1872 à 1892.
En 1847, le Conseil Général des Hôpitaux (ancêtre de
l'Assistance Publique) et les médecins et chirurgiens de l’Hôpital des Enfants
Malades chargèrent Napoléon LAISNÉ de
la direction du gymnase nouvellement créé de l’Hôpital.
Il était alors professeur de gymnastique de l'École
Polytechnique, du lycée Louis le Grand et directeur des gymnases des
lycées de Paris.
C'est le fondateur de la gymnastique
médicale. |
On lui doit
beaucoup d'écrits, notamment :
- Gymnastique pratique (1850), duquel sont tirés tous les exercices
proposés.
- Applications de la gymnastique à la guérison de quelques maladies.
- Dictionnaire de Gymnastique (1882). |
| Actuellement,
la Funcal / Callisthénie travaille 25 mouvements considérés comme
fondamentaux. |
|
|